ChatGPT et l'AI Act : les usages à signaler sur votre site

Publié le · Lecture : 7 minutes · Par l'équipe Brozapi

ChatGPT est, de loin, l'outil d'intelligence artificielle générative le plus utilisé sur les sites web. Mais son succès s'accompagne d'une question que beaucoup de dirigeants de PME et d'indépendants se posent encore : que faut-il signaler à ses visiteurs quand ChatGPT rédige vos contenus ou anime votre chatbot ?

La réponse tient en une phrase : depuis le 2 août 2026, l'article 50 de l'AI Act (règlement européen 2024/1689) impose d'informer clairement les personnes qui interagissent avec une IA ou qui consultent un contenu généré par IA. Ce guide fait le tour des usages de ChatGPT à signaler sur votre site, et vous montre comment vous mettre en règle sans alourdir vos pages.

ChatGPT sur un site : deux usages, deux obligations

Pour bien comprendre ce que vous devez signaler, il faut distinguer les deux façons dont ChatGPT apparaît sur un site.

Premier usage : le chatbot. De nombreux sites intègrent ChatGPT par l'intermédiaire de leur outil de support client ou de leur assistant virtuel. Le visiteur pose une question, le modèle génère une réponse à la volée. Dans ce cas, l'obligation porte sur l'interaction : la personne doit savoir, dès le premier échange, qu'elle parle à une machine et non à un humain.

Second usage : le contenu. ChatGPT est massivement utilisé pour rédiger des articles de blog, des fiches produits, des descriptions de catégories, ou pour générer des images (avec DALL·E ou les modèles d'image d'OpenAI). Dans ce cas, l'obligation porte sur le contenu publié : il doit être identifiable comme généré par une IA.

Ces deux situations relèvent toutes deux de l'article 50, mais elles ne se signalent pas de la même manière. C'est ce que nous allons voir.

Ce que l'article 50 impose concrètement

L'article 50 instaure une obligation de transparence qui vise à éviter qu'une personne soit trompée sur la nature artificielle de ce qu'elle lit ou de celui à qui elle parle. Concrètement, cela se traduit par deux exigences.

Pour un système d'IA avec lequel on dialogue (votre chatbot), l'utilisateur doit être informé qu'il interagit avec une IA. L'information doit être claire, distincte, et délivrée dès le début de l'interaction, dans la langue du visiteur.

Pour un contenu généré (texte, image, audio ou vidéo), le contenu doit être signalé comme artificiel. L'idéal est de combiner une mention visible pour le lecteur et, lorsque c'est techniquement possible, un marquage lisible par machine (des métadonnées).

Le non-respect de ces obligations expose à des amendes administratives pouvant atteindre 15 millions d'euros ou 3 % du chiffre d'affaires mondial (article 99 de l'AI Act). Mais au-delà du risque financier, l'enjeu est surtout un enjeu de confiance : un visiteur qui découvre seul qu'on lui a présenté un texte d'IA comme un texte humain est un visiteur perdu.

Signaler un chatbot propulsé par ChatGPT

Si votre assistant virtuel ou votre support client repose sur l'API de ChatGPT, voici comment vous mettre en règle, concrètement.

Signaler des contenus rédigés avec ChatGPT

C'est l'usage le plus répandu, et celui où l'oubli est le plus fréquent. Voici les bons réflexes.

Les erreurs courantes à éviter

Foire aux questions

Toutes nos pages sont rédigées avec ChatGPT, faut-il tout marquer ?

Oui. Chaque contenu publié doit être identifiable comme issu d'une IA. Une mention globale visible sur le site est un bon point de départ, complétée par une ligne précise sur les pages clés. Vous n'avez pas besoin d'un marquage technique complexe : une mention honnête suffit dans la plupart des cas.

Notre chatbot de support tourne sur l'API de ChatGPT, sommes-nous concernés ?

Oui. Peu importe le fournisseur technique : dès qu'un assistant répond au visiteur, la mention de transparence s'impose, dès le premier échange et dans la langue du visiteur.

Les images générées avec DALL·E sont-elles concernées ?

Oui. Les images générées par IA doivent être signalées comme telles, au même titre que les textes. Une simple mention « image générée par IA » en légende ou en balise alt suffit.

Que se passe-t-il si je ne signale rien ?

Le non-respect des obligations de transparence expose à des amendes pouvant atteindre 15 millions d'euros ou 3 % du chiffre d'affaires mondial (article 99). Et au-delà de l'amende, vous perdez la confiance de vos visiteurs. Le plus simple est de corriger dès maintenant.

Le « dossier de preuve » de relecture humaine est-il obligatoire ?

Non. Conserver une trace de votre relecture humaine est une bonne pratique recommandée, utile pour démontrer votre sérieux éditorial, mais ce n'est pas une obligation légale en soi.

Pour vérifier votre propre site : lancez un scan gratuit BadgeIA — il détecte en 2 minutes si votre chatbot ou vos contenus IA sont correctement signalés, et le kit BadgeIA vous fournit un badge de transparence prêt à installer.

Pour aller plus loin : AI Act art. 50 : le guide complet · La checklist de conformité PME · Guides plateformes : Claude, Gemini, Mistral AI.

Cet article est fourni à titre informatif et ne constitue pas un conseil juridique. Pour une analyse de votre situation, consultez un professionnel du droit.


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